audrey-louaisil.

Cultiver l'équilibre et la clarté intérieure.

Actualité

Is it true that … mental health is affected by inflammation?

Comme le rapporte un article publié par The Guardian, des recherches récentes montrent qu'il existe un dialogue constant entre notre système immunitaire et notre santé mentale: l'humeur, l'anxiété…

mis à jour 31 août 2026

Is it true that … mental health is affected by inflammation?

Vous connaissez peut-être cette fatigue morale qui s'installe sans raison apparente, ce poids invisible qui colore vos journées comme si quelque chose en vous répondait au monde sans pouvoir le nommer. Comme le rapporte un article publié par The Guardian, des recherches récentes montrent qu'il existe un dialogue constant entre notre système immunitaire et notre santé mentale: l'humeur, l'anxiété, la fatigue semblent parfois répondre à des signaux inflammatoires que nous ne soupçonnions pas. Le professeur Daniel M Davis, responsable des sciences de la vie à l'Imperial College de Londres et auteur de « Immune Health: a myth-busting guide », explique que certaines molécules immunitaires traversent jusqu'au cerveau et modifient ce que nous ressentons. Pour celles et ceux qui cheminent en sophrologie ou en relaxologie, c'est une invitation à accueillir le corps comme un messager plutôt qu'à chercher à le faire taire.

Ce que les études commencent à dessiner

Derrière chaque inflammation se cache une réponse immunitaire, ce langage moléculaire fait de cytokines que le corps utilise pour se défendre et se réparer. Comme le rappelle le Pr Davis, lorsque vous avez de la fièvre, ce n'est pas seulement le corps qui parle, l'esprit aussi est modifié, parce que ces molécules influencent la manière dont vous vous sentez. Des études sur des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ont montré que des anti-inflammatoires bloqueurs de cytokines pouvaient aussi améliorer leur humeur, et l'imagerie cérébrale suggère que ce blocage modifie réellement l'activité du cerveau. Une étude portant sur près de cinq mille enfants a relevé que ceux qui, à neuf ans, présentaient un taux de cytokines IL-6 plus élevé que la moyenne, sans signe de dépression à cet âge, étaient plus susceptibles de vivre une dépression à dix-huit ans. Une autre étude, cette fois chez des adultes, a établi une corrélation entre l'apparition d'une maladie immunitaire et un diagnostic antérieur de troubles psychiatriques, dont la dépression et l'anxiété.

Pour autant, comme le souligne encore le Pr Davis, la science ne sait pas encore suffisamment démêler ces fils pour en faire un traitement, et beaucoup de zones d'ombre subsistent sur les personnes qui pourraient en bénéficier et sur la partie du système immunitaire qu'il serait sûr de cibler.

Un nouveau regard sur vos signaux corporels

Cette piste rejoint ce que beaucoup d'entre vous observent déjà dans leur pratique: un stress qui s'installe durablement, des émotions qui ne se déposent pas, un sommeil qui s'effrite, tout cela laisse souvent une trace inflammatoire silencieuse que l'on ressent sans pouvoir la nommer. Plutôt que de chercher à aller mieux à tout prix, je vous invite à accueillir cette information comme un miroir: si votre système immunitaire et votre monde intérieur dialoguent en permanence, alors prendre soin de l'un, c'est aussi prendre soin de l'autre, et c'est tout l'enjeu des pratiques que nous explorons ensemble.

Trois espaces concrets pour soutenir cet équilibre

Dans votre quotidien, vous pouvez ouvrir trois espaces simples, sans matériel particulier, pour accompagner ce dialogue corps-esprit et offrir à votre système un peu plus de douceur.

D'abord, la respiration allongée: installez-vous dans un endroit calme, asseyez-vous le dos droit, puis pratiquez une inspiration de quatre secondes suivie d'une expiration de six à huit secondes, pendant cinq minutes. Ce rythme, que l'on retrouve en sophrologie, ralentit le système nerveux et module la réponse inflammatoire en activant le nerf vague.

Ensuite, le mouvement lent et conscient: une marche d'une dizaine de minutes en pleine nature, ou quelques étirements doux inspirés du yoga thérapeutique, suffisent à faire circuler les fluides, à relâcher les tensions et à envoyer au cerveau un signal de sécurité. Dix minutes, simplement ce que votre corps peut accueillir aujourd'hui.

Enfin, le repos digestif et sensoriel: laisser deux à trois heures entre le dîner et le coucher, privilégier des aliments complets et limiter les écrans lumineux le soir, ce sont autant de gestes qui apaisent l'inflammation de bas grade et préparent un sommeil réparateur.

Il ne s'agit pas d'un programme strict, mais d'un espace dans lequel vous pouvez vous déposer, observer ce qui est là, et choisir, sans culpabilité, ce qui vous ressource vraiment.