Septembre : un mois dédié à la lutte contre les addictions et au rétablissement
Comme l'a annoncé la mairie d'Albuquerque au début du mois, septembre 2026 est officiellement placé sous le signe du rétablissement face aux addictions, et ce mouvement résonne bien au-delà des frontières américaines.

Au Royaume-Uni, le conseil du Somerset a lancé la même semaine sa propre campagne 2026, rejoint par des événements au Wiltshire et à Sydney — un élan international qui rappelle, au moment où la rentrée bouscule nos repères, que l'isolement n'est jamais une fatalité. Pour celles et ceux qui traversent une dépendance ou accompagnent un proche, ce mois peut devenir un espace pour souffler, sans urgence ni jugement.
Un mouvement qui parle de dignité avant tout
Loin de se limiter à une proclamation symbolique, ces initiatives s'organisent autour d'un même élan: rompre le silence qui enferme encore trop souvent les personnes concernées et leurs proches. À Albuquerque, la proclamation du maire Tim Keller a ouvert un mois entier d'événements, dont une exposition d'art créée par des personnes en rétablissement, visible tout au long de septembre, et un grand rassemblement annuel prévu le 24 septembre à Civic Plaza, avec plus de mille participants attendus et une cinquantaine de stands de ressources locales. Au Somerset, le service spécialisé en addictologie SDAS, en partenariat avec Turning Point, propose des rencontres, des groupes de soutien par les pairs et une marche célébrative, tandis que la façade du conseil sera illuminée en violet le 30 septembre au coucher du soleil.
Ce qui traverse ces rendez-vous, c'est un message que les professionnels répètent depuis longtemps: la dépendance peut toucher n'importe qui, quels que soient son métier, son entourage ou son histoire. La responsable de la division santé comportementale d'Albuquerque l'a souligné en rappelant que le rétablissement prend une forme différente pour chacun, mais que le fil commun reste toujours la communauté. Une bénéficiaire du programme SDAS, devenue pair-aidante à 52 ans, a témoigné se sentir enfin libre, capable de faire ses propres choix, après des années passées sous l'emprise de l'alcool.
Trois pas doux pour accueillir ce moment chez soi
Que vous soyez personnellement concernée, inquiet pour un proche, ou simplement attentive à ce qui se joue en vous, ce mois de septembre peut devenir une occasion de poser quelques gestes simples, à votre rythme.
D'abord, renseignez-vous sur les ressources de votre territoire. Les structures spécialisées en addictologie accueillent de manière confidentielle, que ce soit pour une première question ou pour un suivi régulier, et les groupes de soutien par les pairs, dont la campagne du Somerset rappelle l'importance cette année, tiennent des réunions régulières où il suffit de pousser la porte, sans engagement préalable.
Ensuite, observez ce qui se passe en vous. Si une consommation — qu'elle soit alimentaire, numérique ou liée à une substance — vous semble avoir glissé hors de votre contrôle, notez-le simplement, sans culpabilité. Le premier pas vers le changement commence souvent par l'accueil de ce que l'on ressent, dans la douceur d'un regard posé sur soi.
Enfin, tendez la main ou acceptez celle qu'on vous tend. Appeler un professionnel, accepter une invitation à une réunion, ou simplement formuler votre inquiétude à un proche peut constituer le début d'un chemin. L'aide existe, et y avoir recours est un signe de force, jamais de faiblesse.