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Santé mentale des jeunes : comment aborder la rentrée scolaire à Rennes

À la veille de la reprise, une tribune publiée dans Le Monde met les pieds dans le plat: les épisodes de canicule laissent des traces psychiques durables, et les établissements scolaires manquent de…

mis à jour 04 septembre 2026

Santé mentale des jeunes : comment aborder la rentrée scolaire à Rennes

Rentrée rennaise, cartable défoncé et charge mentale à bloc. À peine les fournitures rangées que déjà le cerveau sature: notifications en boucle, sommeil haché par la canicule, parents qui tirent la langue. On ne va pas se mentir, les jeunes — et ceux qui les accompagnent — n'arrivent pas en forme. Voici ce qui ressort côté actu, et surtout trois réflexes à activer dès cette semaine.

Ce que dit la rentrée

À la veille de la reprise, une tribune publiée dans Le Monde met les pieds dans le plat: les épisodes de canicule laissent des traces psychiques durables, et les établissements scolaires manquent de psychologues pour repérer et accompagner les élèves en souffrance. Le texte plaide pour la création progressive de 8 600 postes sur le terrain. Le chiffre pique: Santé publique France estimait en juin dernier qu'un lycéen sur cinq avait eu des pensées suicidaires au cours de l'année écoulée. On peut tourner autour, ce constat-là reste.

Ce qui bouge déjà

Sur RFI, Miel Abitbol, 18 ans, raconte comment elle a cofondé l'application Lyynk avec son père et sa psychiatre — un outil désormais proposé aux équipes médicales. L'idée: mettre la tech au service du repérage, sans faire l'impasse sur l'humain. Côté formation pro, Tribune de Lyon souligne le travail d'Infipp sur le bien-être au travail, preuve que la question déborde largement des seuls murs de l'école. À l'échelle européenne, La Libre.be relaie l'alerte d'une eurodéputée belge pointant une pandémie de troubles mentaux liés au travail.

À Rennes, on fait quoi concrètement?

Trois réflexes à activer avant vendredi:

1. Écouter, vraiment. Si un ado vous dit qu'il est « au bout », on prend la phrase au pied de la lettre. On pose une question ouverte, on ne dédramatise pas à la volée. Trente secondes de vrai silence valent mieux qu'un long discours.

2. Cadrer une pause relaxe dans l'agenda. Dix à vingt minutes de cohérence cardiaque, de respiration ventrale ou de relâchement du diaphragme, ça se glisse entre deux cours ou en réunion. Accessible sans matériel, gratuit, et documenté pour faire baisser la tension.

3. Activer le réseau local. Sophrologues, relaxologues, cabinets spécialisés à Rennes: on note trois contacts, on les appelle, on en parle autour de soi. Infipp et d'autres acteurs forment aussi les pros qui reçoivent les jeunes — autant le savoir pour orienter rapidement.

La santé mentale des jeunes n'attendra pas le prochain plan. Elle se travaille dès aujourd'hui, dans nos cuisines, nos pauses café et nos conversations vraies. À vous de jouer, dès ce soir.